Chaudière ou chauffe-eau comment choisir ?

Par

Tiphanie
Coupler ou non son système de chauffage avec la distribution d’eau chaude du logement nécessite d’étudier attentivement vos besoins et votre budget. Le poste de l’eau chaude sanitaire (dit ECS) représentait 12,1 % de la consommation d’énergie moyenne d’un foyer en 2012, d’après l’Ademe. Alors que les dépenses de chauffage diminuent grâce à un renforcement de la réglementation thermique, il ne s’agirait donc pas d’oublier d’agir également sur l’ECS. Les systèmes actuels sont d’ailleurs multiples et très performants. Mais, entre la chaudière, le chauffe-eau et le ballon d’eau chaude, sans compter les différents modèles de chaque appareil, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Une mise au point s’impose.
L'AUTRE FACETTE DE LA CHAUDIÈRE. Au moment de choisir une chaudière, il faut examiner trois critères : l’énergie qu’elle utilise – elle peut fonctionner à l’électricité, au gaz ou au fioul –, son niveau de rendement par rapport aux besoins de la maisonnée, ainsi que l’usage que l’on souhaite en faire. Cet équipement peut en effet intégrer un système de production d’eau chaude sanitaire en plus de son dispositif de chauffage. Dans le détail, il existe toutefois plusieurs solutions distinctes. Une chaudière peut produire l’eau chaude de façon instantanée, à la demande. Si vous évitez ainsi le gaspillage, il faudra en revanche vous satisfaire d’un faible débit et d’un laps de temps important pour atteindre la température voulue. C’est pourquoi ce dispositif est essentiellement utilisé en appoint. Il est donc préférable d’opter pour une chaudière ayant un système de production d’eau chaude à accumulation qui permet de disposer d’une réserve d’eau suffisante évitant ces désagréments, grâce à une cuve de stockage intégrée (capacité de 40 à 60 litres) ou séparée, pour obtenir un volume plus conséquent. Ce conteneur n’est autre qu’un « ballon d’eau chaude » dont la fonction se limite à la production de l’ECS. Il peut alors fonctionner à l’électricité ou au gaz et se présente sous la forme d’un gros cumulus.
LES PERFORMANCES DU CHAUFFE-EAU. Si la chaudière représente bien souvent l’élément central du système de chauffage, elle n’est toutefois pas toujours indispensable. Un chauffe-eau instantané ou à accumulation peut lui aussi assurer la production de l’eau chaude destinée aux sanitaires, tout en l’envoyant également dans les radiateurs. Sa version électrique est la plus répandue, notamment dans les logements locatifs de petite ou de moyenne surface, en raison de son faible coût d’installation (moins de 1 000 €). Néanmoins, ce modèle offre souvent de piètres rendements et n’a que peu d’intérêt, mis à part de pouvoir bénéficier de tarifs moins onéreux grâce au système « heures creuses » d’EDF. L’alternative consiste alors à choisir un chauffe-eau au gaz, moins énergivore et plus rentable, pour un tarif d’achat légèrement supérieur mais toujours moins important que celui d’une chaudière de chauffage central. En termes de performances, rien n’égale cependant les nouveaux systèmes utilisant les énergies renouvelables. Un chauffe-eau solaire peut ainsi à lui tout seul couvrir la majorité des besoins en eau chaude d’une famille de quatre personnes et près de 70 % de son chauffage sur une année. Bémol : il faut débourser entre 1 500 et 2 000 € du mètre carré pour l’installation des capteurs. Quant au chauffe-eau thermodynamique.