L’investissement locatif dans le neuf

Par

Tiphanie
Aujourd’hui, l’investissement locatif peut recouvrir plusieurs formes et dans plusieurs secteurs. En effet, ce marché fonctionne aussi bien dans l’ancien que dans le neuf. Pour ce dernier, différents moyens existent pour se constituer un patrimoine et parmi ceux-ci, 2 dispositifs sont particulièrement intéressants : la Loi Pinel et le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel.
UNE LOI PINEL TOUJOURS AVANTAGEUSE. Dispositif mis en place par le gouvernement précédent, la Loi Pinel a été étudiée de près par le gouvernement Philippe qui, au vu des résultats positifs, a non seulement souhaité la conserver mais l’a prolongée pour une durée de 4 ans. La justification de cette Loi Pinel est de favoriser la construction de logements neufs par des propriétaires privés dans les zones tendues. Et afin de les inciter, elle prévoit des abattements fiscaux très avantageux. En effet, en louant ce bien avec un loyer encadré (inférieur en moyenne à -20 % par rapport au marché), vous pouvez profiter de réductions d’impôts sur des périodes de 6, 9 ou 12 ans et représentant respectivement 12, 18 et même 21 % du montant de l’investissement (jusqu’à 29 % dans les DOM-TOM). Les limites de la Loi Pinel sont plutôt élevées car le plafond est de 300 000 € et de 5 500 € au m². Autre avantage, vous pouvez louer votre bien à un membre de la famille (ascendant ou descendant), du moment de ce dernier ne soit pas rattaché à votre foyer fiscal.Pour concrétiser votre achat, vérifiez bien que celui-ci correspond aux nouvelles zones exigibles car à partir du 1er janvier 2018, les zones A, Abis et B1 sont valables pour 4 ans, la zone B2, elle, ne le sera que jusqu’au 31 décembre 2018.
DEVENIR LMNP. Dans le terme de Loueur en Meublé Non Professionnel, la notion importante, fiscalement parlant, c’est que vous êtes non professionnel… et cela a son importance. En effet, ce dispositif prévoit que, dans la double condition où les revenus générés n’excédent pas 23 000 € TTC/an et sont inférieurs à 50 % de votre revenu global, vous payez uniquement des impôts sur les revenus locatifs perçus avec un régime simplifié dit micro-BIC où le revenu imposable est calculé avec un abattement de 50 % sur le montant des loyers encaissés. A cette imposition, s’ajoutent 15,5 % de prélèvements sociaux (pour des recettes inférieures à 23 000 €/an).

Thématiques associées