Le littoral picard, un moteur immobilier soumis aux effets de mode

Par

Tiphanie
Une évolution des prix supérieure à 9 % sur un an dans certaines stations balnéaires de la côte picarde : les acheteurs parisiens font grimper les prix. Mais pas partout. Explications.
En un an, les prix ont flambé sur la côte picarde : 4 % de Fort-Mahon au Tréport. Avec de sérieuses disparités : +10 % à Fort-Mahon, +9 % à Cayeux-sur-Mer, -11,2 % à Ault. Principale cause : l’attractivité. Les acheteurs, pour beaucoup des Parisiens et des Nordistes, recherchent la mer à deux heures de route, et le typique. « Le label Grand site de France, pour la Baie de Somme a dopé le marché, clairement », explique Emmanuel Delahaye, agent immobilier à Abbeville, à la tête de cinq agences sur le littoral. Fort-Mahon, ce qu’ils font c’est beau, Cayeux-sur-Mer aussi. Saint-Valery-sur-Somme a du charme et la cote. Mais Ault, ce n’est pas très beau, il faut l’admettre ». Le Crotoy, qui affiche une baisse de 1,7 % des prix sur un an, paie probablement les mauvais résultats des analyses de sa plage – il est désormais interdit de s’y baigner. Et la station semble « passée de mode. Mais comme Saint-Valery en son temps, lorsque la station avait perdu sa plage aussi, c’est sans doute le début d’une mutation », croit savoir ce professionnel. Pourtant, le Crotoy a toujours ses fervents supporters.
Longtemps en difficulté, le marché reprend des couleurs : +4,8 % en un an. L’intercommunalité, en se rebaptisant communauté d’agglomération Baie de Somme a fait d’Abbeville la capitale du « pays » Baie de Somme. Un « bon point » marketing doublé d’investissements appréciés, avec la création d’un pôle commercial ». Et les acheteurs sont des résidents permanents; tout le contraire de la Baie de Somme dopée par des résidences secondaires.