Pour se chauffer, tout est une question de budget !

Par

Tiphanie
Chaque mode de chauffage a son lot d’avantages et d’inconvénients. Si le gaz de ville et l’électricité restent les options les plus fréquentes, de nombreux foyers misent sur des solutions alternatives jugées plus économiques, à l’instar des poêles scandinaves ou de nos bonnes vieilles cheminées. Pour vous aider à faire le bon choix en fonction de votre porte-monnaie, j'ai rondement mené l'enquête auprès des pros du secteur.

LE CHAUFFAGE AU GAZ. Il demeure une option à privilégier, tant pour son efficacité que son prix. Rapide à mettre en oeuvre, écologique et pratique, il procure une chaleur douce et durable, facile à ajuster en fonction de vos besoins. Il convient aussi bien aux radiateurs qu’aux planchers chauffants et vous garantit un confort de qualité en toutes circonstances. Ce mode de chauffage implique toutefois l’achat d’une chaudière dont le prix, selon le modèle et ses spécificités techniques (à basse température, à condensation ou hybride), peut varier du simple au double. Budget : Entre 2 000 et 5 000 € pour l’installation, 1 000 à 1 200 € de frais annuels d’utilisation.

LE CHAUFFAGE AU BOIS, UN GRAND CLASSIQUE ECONOMIQUE. Peu coûteux à l’installation comme à l’utilisation, ce mode de chauffage a plus que jamais le vent en poupe. Son principal atout réside dans le moindre coût de sa matière première, que l’on peut se procurer aisément et en abondance. Si les cheminées de nos aînés séduisent toujours par leur charme vintage, les plus jeunes choisissent des systèmes de chauffage plus modernes et moins contraignants : poêles scandinaves, inserts, chaudières automatiques... Autant de systèmes combinant esthétisme et fonctionnalités, sans tous les inconvénients propres aux vieilles installations : fumées envahissantes, émissions nocives de CO2, cendres, poussières, ramonage fastidieux... Budget : Entre 3 000 et 8 000 € pour l’installation, environ 1 000 € de frais annuels d’utilisation.

LE CHAUFFAGE ELECTRIQUE, COÛTEUX ET CONTRAIGNANT. S’il est actuellement le plus courant au point de supplanter le gaz de ville, ce mode de chauffage ne présente pas que des avantages. Certes facile à installer dans la mesure où il ne nécessite pas de gros travaux, le chauffage électrique est particulièrement vorace en énergie, au point de gonfler votre facture de 20 à 25% par rapport au mode précédent. Il est à ce titre à proscrire dans les logements pourvus d’une grande superfi cie. Pour limiter la casse, tâchez d’opter pour des radiateurs à inertie, spécialement étudiés pour diffuser la chaleur même éteints. Une bonne isolation reste toutefois requise pour optimiser leur efficacité.Budget : Autour de 6 000 € pour l’installation (souvent présente par défaut dans les habitations actuelles), 1 500 à 2 500 € de frais annuels d’utilisation. Pompes à chaleur et panneaux solaires : des investissements sur le long terme Plébiscités par les écologistes, les panneaux solaires nous fournissent une énergie gratuite et saine, extraite des rayons du soleil. Toutefois, leur installation reste très onéreuse et, à ce titre, très marginale : comptez 4 000 à 25 000 € pour la pose d’un tel système selon la superficie à couvrir et le modèle (photovoltaïque ou thermique). De même, si les pompes à chaleur allègent notre facture d’électricité annuelle (400 à 600 €), leur prix oscillant entre 5 000 et 20 000 €, demeure un frein pour beaucoup de particuliers.

LE CHAUFFAGE AU FIOUL, BOUDÉ PAR LES FOULES. S’il constitue une bonne alternative pour les foyers ne disposant pas de raccordement au gaz de ville, ses importantes émissions de CO2 et les travaux qu’il nécessite (notamment l’achat d’une cuve) l’ont fait petit à petit tomber en désuétude.

 

 

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