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Les prix de l’immobilier vont-ils baisser après le confinement?

Les prix de l’immobilier vont-ils baisser après le confinement?

Par

Karin Scherhag
coronavirus les effest sur les prix de l'immobilier
La question divise les ménages français autant que les professionnels de l’immobilier. Si baisse il devait y avoir, celle-ci serait « modérée », inférieure à 2 % estiment certains experts.

Le marché immobilier est quasiment à l’arrêt depuis le début du confinement. Quelles en seront les conséquences sur les projets immobiliers des Français et donc sur les prix de vente ? Toutes les hypothèses semblent permises. Selon l’étude de l’Observatoire du moral immobilier du 20 avril, 55 % des Français estiment que les prix baisseront dans les mois à venir. « On voit déjà arriver des opportunistes qui espèrent que le marché immobilier va se casser la figure », remarque Emmanuel Di Girolamo, représentant international de la FNAIM (Fédération nationale des agents immobiliers). « Certains vont essayer d’en profiter. Mais les prix ne baisseront pas parce qu’avant le confinement, il n’y avait pas assez de biens à vendre », assure Barbara Debusschère, dirigeante de Barbara Immobilier, une agence du Mélantois.

C’est d’autant plus vrai dans les zones de forte tension immobilière – la métropole lilloise en tête – où, avant l’épidémie de Covid-19, les logements se vendaient en quelques jours. « Dans ces secteurs, le marché pourrait se fluidifier un peu », analyse quant à lui Jean Boutoille, directeur général de Square Habitat Nord de France. « Dans tous les cas, il y aura toujours des projets de vie et peut-être aussi des investisseurs qui délaisseront la bourse, jugée trop instable, pour une valeur refuge comme la pierre. » Conseiller en gestion de patrimoine installé près de Lille, Jean Picavet se montre plus pessimiste. Selon lui, « de nombreux ménages ne pourront plus rembourser leur prêt, ce qui créera une abondance de biens. Si on y ajoute un durcissement des conditions d’emprunt, cela entraînera une baisse des prix dans l’ancien. »

L’étude réalisée par l’Observatoire du moral immobilier révèle en outre que 86 % des ménages souhaitent consacrer le même budget à leur projet immobilier qu’avant l’épidémie. Dans le cas d’une sortie de confinement dès le 11 mai et en l’absence d’une deuxième vague d’égale intensité, l’hémorragie immobilière pourrait être contenue : entre 100 000 et 200 000 transactions ne seront néanmoins pas réalisées cette année.

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