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Prix, crédit, taux, investissement, rénovation…: ce qui vous attend en 2021

Prix, crédit, taux, investissement, rénovation…: ce qui vous attend en 2021

Par

Karin Scherhag
Prix, crédit, taux, investissement, rénovation…: ce qui vous attend en 2021
La nouvelle année apporte son lot de mesures et d’ajustements. Que vous soyez propriétaires ou locataires, découvrez ce qui va changer en matière d’immobilier.

Marché et prix.

Malgré une année 2020 fortement perturbée par la pandémie, le marché immobilier français a résisté. Entre 960 000 et 990 000 transactions ont été enregistrées, ce qui fait de 2020 la troisième meilleure année en termes de volume de ventes. C’est donc dans ce contexte que les prix des biens ont continué à augmenter dans les zones en forte tension. C’est le cas par exemple dans la métropole lilloise. À Lille, on a ainsi enregistré une hausse des prix de 3,7 % sur un an (3 109 €/m2). Crise ou pas, l’appétit des Français pour l’immobilier reste important. Alors même si la situation semble se stabiliser depuis la rentrée de septembre, il est peu probable que les prix baissent dans les prochains mois.

Taux.

La Banque Centrale Européenne (BCE) continue de prendre des mesures exceptionnelles pour soutenir l’économie en Europe. Cela va permettre aux banques de profiter d’un accès au crédit à des taux très bas et donc de pouvoir proposer des taux de crédit immobilier encore très intéressants cette année.

Crédit immobilier.

Durcies fin 2019 à la demande du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), les conditions d’octroi de crédit seront un peu assouplies cette année. « Notre volonté est de maintenir un crédit immobilier dynamique mais sain », a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, qui a par ailleurs annoncé « plus de souplesse » dans la recommandation du HCSF. « Nous allons passer le volume de dérogations possibles pour les banques de 15 % à 20 % », a-t-il détaillé, « avec une priorité absolue pour les primo-accédants ». Les deux critères d’octroi seront également assouplis : le taux d’endettement maximal va passer de 33 % à 35 % et la durée de remboursement maximale va passer de 25 à 27 ans dans certains cas. Cet assouplissement sera « formellement adopté dans les semaines à venir », a précisé le HCSF.

Assurance emprunteur.

L’automne dernier, la loi ASAP (accélération et simplification de l’Action Publique) devait intégrer le projet de rendre possible à tout moment le changement de l’assurance emprunteur, obligatoire lors de la souscription d’un crédit immobilier. Mais face à une opposition farouche des banques, le gouvernement a rétropédalé et rejeté ce texte. Sachez toutefois qu’il est possible de changer d’assurance de prêt immobilier à trois reprises (avec une délégation à la souscription du crédit, grâce à la loi Hamon pendant douze mois ou à date anniversaire avec l’amendement Bourquin).

Prêt à taux zéro.

Le gouvernement a annoncé le maintien du PTZ dans sa forme actuelle jusqu’à fin 2022. Cette aide financière permet aux primo-accédants, sous conditions de ressources, d’obtenir un crédit sans intérêt pour financer une partie de l’achat de leur résidence principale dans certains secteurs géographiques.

Prêt patronal d’Action Logement.

Autrefois appelé 1 % Logement, ce dispositif permet aux salariés d’obtenir un prêt à taux réduit pour financer une partie de leur achat immobilier. Changées en 2020, les modalités d’obtention restent identiques cette année : doublement du montant d’emprunt possible et baisse du taux d’intérêt à 0,5 % notamment.

La nouvelle année apporte son lot de mesures et d’ajustements. Que vous soyez propriétaires ou locataires, découvrez ce qui va changer en matière d’immobilier.

Rénovation.

Réservée jusque-là aux foyers modestes, MaPrimeRénov’ peut désormais être attribuée à tout propriétaire, occupant comme bailleur, d’un bien construit depuis plus de deux ans. Elle s’adresse aussi aux copropriétés. Objectif : faciliter la rénovation énergétique pour réduire le nombre de passoires thermiques sur le territoire. Cette prime sert donc notamment à financer des travaux d’isolation et de chauffage. Son montant est calculé au regard de la bonification écologique du chantier et des revenus du foyer. Cumulable avec d’autres aides, elle oblige cependant le bénéficiaire à faire appel à des artisans ayant le label RGE (Reconnu garant de l’environnement). www.maprimerenov.gouv.fr.

Taxe d’habitation.

Après des réductions progressives ces dernières années, la taxe d’habitation a été supprimée en 2020 pour 80 % des ménages français. Cette suppression sera maintenue en 2021. Pour les 20 % des ménages les plus aisés qui continuent à payer cet impôt local, une première réduction de 30 % sera appliquée automatiquement en 2021, puis une réduction de 65 % en 2022, avant une suppression définitive pour tous en 2023.

Loi Pinel.

Le dispositif Pinel, qui permet de défiscaliser en investissant dans un logement neuf destiné à la location, est reconduit jusqu’en 2024. Mais désormais, il ne s’appliquera plus qu’aux investissements locatifs réalisés dans un bâtiment d'habitation collectif (exit donc les maisons individuelles). Ses niveaux de réduction d’impôt, eux, restent inchangés : 12 %, 18 % et 21 % du prix de revient net du bien selon que son propriétaire s’engage à le louer durant six, neuf ou douze ans. Ils devraient baisser en 2023, puis encore en 2024 pour s’établir à 9 %, 12 % et 14 %.

Loueurs en meublé.

C’est une mauvaise nouvelle pour les loueurs en meublé professionnel (statut LMP). Dès cette année, ils devront tous être assujettis aux cotisations sociales sur les bénéfices de leurs locations. En conséquence, ils paieront chaque année un peu plus d’impôts. Et auront même une nouvelle ardoise minimum de 1 145 euros par an à régler, qu’ils réalisent ou non des bénéfices.

Aides au logement.

Plusieurs fois repoussée, la réforme des APL est finalement entrée en vigueur le 1er  janvier. Le montant des aides sera désormais calculé à partir des ressources cumulées au cours des douze derniers mois et non plus sur les revenus pris deux ans en arrière.

Ce principe « en temps réel » implique une révision trimestrielle du montant des allocations (contre annuelle jusqu’à présent). Pour les 6,5 millions de Français qui perçoivent des APL, cela peut engendrer des changements plus ou moins importants en fonction des évolutions de revenus qui ont eu lieu entre 2018 et 2020. Un simulateur de prestations est accessible sur mesdroitssociaux.gouv.fr

Performance énergétique.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) va devenir opposable. Ce document, qui donne une estimation de la consommation énergétique d’un logement et de son taux d’émission de gaz à effet de serre, vise à informer l’acheteur ou le locataire sur la performance du bien qu’il s’apprête à acquérir. Pour l’heure, le DPE n’a qu’une valeur informative. Mais à partir du 1er  juillet, le vendeur - ou le bailleur - engagera sa responsabilité contractuelle lors de la réalisation d’un DPE et l’acheteur - ou le locataire - pourra obtenir réparation en cas de manquement, de faute ou d’erreur.

Copropriétés.

Un plan pluriannuel de travaux va devenir obligatoire dans les copropriétés. Cette mesure, qui pourrait entrer en vigueur dès le début d’année, prévoit d’obliger les copropriétés de plus de quinze ans à mettre en œuvre un plan chiffré de travaux sur dix ans, couplé à une obligation de provision annuelle sur un fonds dédié, à hauteur de 2,5 % de son montant global. L’objectif est contraindre les copropriétaires à consigner chaque année une partie des fonds nécessaires pour éviter les reports de travaux.

 

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