Immobilier dans les Hauts-de-France : le point sur les tendances du marché

Par

Tiphanie
Troisième en France avec 6 millions d’habitants, la région Hauts-de-France renferme 10% de la population française. Elle est cependant 6ème concernant le nombre de logements avec 2,7 millions de logements. La répartition entre locataires et propriétaires est identique à la moyenne française, avec 59% de propriétaires.

DES PRIX À LA HAUSSE... En 2016, les prix au m2 ont remonté pour la première fois depuis 2012 (1,7% en moyenne selon les notaires). Cette hausse s’est poursuivie de manière inégale selon les territoires sur les deux dernières années. S’agissant de l’année 2018, le bilan reste néanmoins en demi-teinte. Alors que les prévisions pour 2019 sont toujours à la hausse dans l’ancien, le marché de l’immobilier neuf affiche des tendances plus contrastées. Ce bilan mitigé est à mettre notamment sur le compte des prix élevés et d’un moral des ménages en berne.

… AVEC DES TAUX QUI RESTENT STABLES. Les taux de crédit sont arrivés à leur plus bas niveau depuis 1940. Jusqu’à 1,31 % en moyenne fin 2016 (toutes durées confondues), ils sont plutôt stables en ce premier trimestre 2019 avec une moyenne de 1,40% pour un emprunt sur 15 ans. Ces taux faibles continuent de profiter aux primo-accédants qui sont assurés de pouvoir emprunter à moins de 2% pour un crédit pouvant aller jusqu’à 25 ans mais aussi aux emprunteurs qui ont vu là une occasion unique de renégocier leur crédit immobilier auprès de leur banque.

DES DISPARITÉS LOCALES. Les zones d’activités créées par la région attirent de plus en plus de primo-accédants. Au vu des prix assez bas dans les Hauts-de-France, ces derniers accèdent à la propriété en achetant de préférence des maisons à des prix assez bas, entre 150 000 € et 200 000 €. Les secundo-accédants optent davantage pour les métropoles de la grande région qui sont mieux desservies et proposent plus d’opportunités. Concernant le marché de la transaction immobilière dans les Hauts-de-France, les prix sont toujours en baisse et inférieurs à la moyenne française. Il faut noter que le parc des logements est constitué essentiellement de maisons individuelles à hauteur de + de 70 %. Et que 90 % de l’occupation de ses maisons correspond à de la résidence principale.

LILLE, TOUJOURS TRÈS PRISÉE. Lille conserve sa bonne dynamique immobilière, notamment auprès des investisseurs qui, portés par les nouvelles lois, investissent dans des petits logements, qui représentent le cœur des biens recherchés par les locataires. Les prix moyens se sont stabilisés dans la métropole lilloise et le retour des acquéreurs se confirme sur ces 2 dernières années. Par quartier, les professionnels constatent un vif intérêt pour le Vieux-Lille, secteur qui reste très prisé, ainsi que les quartiers de Vauban et Saint Michel. Le Sud de la ville demeure encore un marché difficile et les biens si vendent uniquement si le prix est en phase avec le produit proposé.

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