La maison qui regarde passer les trains

Par

Karin Scherhag
Un OVNI avec vue sur les voies ferrées. Sur un modeste terrain de 333 m2 rue des Forges Saint-Charles, à Charleville, l'architecte Jean-Marc Charlet, de l'agence Zoom architecture, a imaginé sa maison sur trois niveaux.
Pas de cloison, que du béton brut apparent. Du zinc, du bois et d'interminables puits de lumière. Car si de l'extérieur la maison ultra-contemporaine, mimant la couleur des rails passant à l'arrière-plan, a tout d'une grotte un peu fermée, l'intérieur nous propulse sous un ciel perpétuellement dévoilé. Une fois gravi l'escalier qui mène à l'espace de vie, les ouvertures confèrent à cette habitation de 230 m2 une étonnante luminosité au cœur d'un quartier industriel.
« Faire sa propre maison, c'est le projet d'une vie. C'est toujours le moment de révéler un peu de soi » explique Jean-Marc Charlet, architecte jamais mieux servi que par lui-même, tandis qu'il détaille les volumes s'emboîtant comme des cubes d'enfant. Il en a trois, d'ailleurs, d'enfants, qui se sont appropriés cette maison bâti en ville avec la contrainte d'un petit terrain à bien aménager. « J'aime les ambiances de gare, les trains qui arrivent, qui repartent... ».
Et c'est tant mieux, car en en guise de tableau vivant dans la chambre à coucher, une baie vitrée livre sa vue sur les voies, comme depuis l'intérieur d'un wagon. Ajoutons une terrasse exposée plein sud au premier étage et une seconde au deuxième, qui fait solarium en été, ainsi que des qualités accoustiques et d'isolation faisant de cette maison un exemple de développement durable.
 

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