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LILLE

Immobilier : A Lille, l’embellie du marché immobilier se confirme

Par

Karin Scherhag
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Après une année en demi-teinte, le dynamisme immobilier est de nouveau au rendez-vous presque partout en France. Et Lille est l’une des grandes gagnantes, avec des prix en nette hausse, des acheteurs nombreux et des ventes rapides. Pour La Voix du Nord, les experts de Meilleurs Agents ont aussi étudié les prix de l’immobilier dans douze autres villes du Nord et du Pas-de-Calais. Crédit photo : Florent Moreau

Ce printemps aura marqué un tournant sur le marché immobilier. Chahuté par la crise sanitaire, le secteur a résisté (plus d’un million de ventes en 2020) en enregistrant çà et là des baisses de prix parfois importantes. Le dynamisme semble à nouveau au rendez-vous dans l’Hexagone. En un mois – entre le 1er mai et le 1er juin - dix des onze plus grandes villes de France ont basculé nettement dans le vert avec une hausse des tarifs immobiliers moyenne de 0,4 %. C’est ce que révèle le baromètre mensuel des prix publié par les experts de Meilleurs Agents.

Parmi les grandes gagnantes du printemps, Lille se démarque (+ 0,7 % en un mois pour un prix moyen au mètre carré de 3 295 euros.) La capitale des Flandres retrouve ainsi sa dynamique de prix d’avant la crise sanitaire. Au point qu’au cours des trois derniers mois, la ville a vu ses tarifs bondir de 1,6 %. Une surprise ? Pas tout à fait. « Lille était sur une excellente dynamique avant la crise, analyse Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents. Et elle fait partie des villes qui s’en sortent le mieux. Après Paris, c’est la ville où la destruction d’emplois a été la moins importante. Elle n’est pas non plus la plus concernée par le chômage partiel. Et au-delà de cela, il reste intéressant d’investir à Lille qui en plus d’être très bien située entre Bruxelles, Londres et Paris, compte un nombre important d’étudiants. La rentabilité y est deux fois plus importante que dans la capitale. Demain, la ville pourra aussi se révéler intéressante pour des gens qui n’auront plus besoin de se rendre tous les jours au travail. »

43 jours en moyenne pour vendre un bien à Lille

Et cette embellie printanière devrait résister à l’été. Selon l’Indice de tension immobilière (ITI) de Meilleurs Agents, le stock d’acquéreurs est en pleine reformation. Ainsi à Lille, on compte désormais 14 % d’acheteurs de plus que de vendeurs. Pour mémoire, l’ITI était de 35 % avant la crise sanitaire. Mais dans un contexte économique toujours marqué par les incertitudes, la performance lilloise peut être saluée. Autre preuve s’il en est d’un marché à nouveau sous tension, les délais de vente connaissent quant à eux une nette accélération partout en France. Il faut aujourd’hui compter en moyenne dix jours de moins qu’en début d’année pour concrétiser une transaction. A Lille, ce délai a fondu : quinze jours de moins. « Plus frappant encore, près de la moitié des grandes métropoles françaises ont vu leur délai de vente tomber autour des 42 jours (40 jours à Nantes, 41 à Strasbourg, 43 à Rennes, 44 à Lyon…). Un niveau jamais atteint même en 2019, époque où le stock de candidats à la propriété était au plus haut. A titre de comparaison, il fallait en moyenne 65 jours en juin 2019 pour vendre un bien à Lille contre seulement 43 aujourd’hui », précise l’étude de Meilleurs Agents. « Principale explication à cette véritable frénésie d’achat : le flot continu d’acquéreurs arrivant sur le marché depuis plusieurs mois. Plus nombreux pour moins de biens à la vente, les acheteurs font en effet face à une concurrence accrue les obligeant à une prise de décision beaucoup plus rapide. Mais pas seulement… Les vendeurs, de leur côté, tendent eux-aussi à accélérer le mouvement. Plus question comme avant la crise du Covid-19 de se montrer trop gourmands ou de refuser une proposition dans l’espoir d’une meilleure offre. » A Lille, tous les feux sont donc au vert.

Le dynamisme immobilier expliqué en cinq points

1. Des taux d’intérêt toujours très bas, aux alentours de 1 % dans la région pour un emprunt contracté sur vingt ans.

2. Des banques toujours enclines à prêter. Même si les conditions d’octroi se sont durcies en début d’année 2020, le robinet n’est pas fermé. Loin de là.

3. Une confiance en la pierre toujours intacte. Malgré la crise sanitaire, l’immobilier reste l’investissement privilégié des Français.

4. Une épargne importante. On l’appelle « épargne Covid » parce que confinements et restrictions en tout genre ont obligé les Français à consommer moins et à épargner plus. Ils bénéficient donc d’un petit apport pour financer leur projet immobilier.

5. Des mesures d’aides payantes. Le gouvernement a déployé un nombre considérable de mesures pour soutenir l’économie française. Et pour l’instant, cela paie. Alors que les différents observateurs prévoyaient un taux de chômage à 11,5 % - 12 % mi 2021, celui-ci reste contenu, de l’ordre de 9,5 % au niveau national.

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