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Immobilier : Le boom des résidences secondaires, un autre effet du Covid

Par

Karin Scherhag
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Les confinements répétés combinés à la démocratisation du télétravail influencent les préférences immobilières des Français. Les envies de verdure, de grand air et d’espace ont aussi ravivé l’intérêt pour les résidences secondaires. Le Nord et le Pas-de-Calais n’échappent pas à ce phénomène. Quelles communes sont les plus prisées ? Que peut-on s’offrir et pour quel budget ? 360m2 vous aide à y voir clair. Crédits photo Thierry THOREL Infographie Syl LEFEBVRE

Une vue sur la mer, une grande terrasse pour dîner en famille ou entre amis, un petit bout de terrain à aménager… Oublié ces dernières années, le fantasme de la maison de vacances a ressurgi pendant le premier confinement, au printemps 2020. Un Français sur quatre déclarait alors vouloir acquérir une résidence secondaire. Un engouement ressenti sur tout le territoire, y compris dans le Nord et le Pas-de-Calais et qui concerne « surtout les maisons avec des espaces extérieurs », confirme Rudy Yvanes, responsable commercial Côte d’Opale et Somme chez Sigla Neuf. Il poursuit : « Nous avons par exemple commercialisé un programme immobilier de 17 maisons à Berck-sur-Mer, qui a été dévalisé en quelques semaines. Les acheteurs viennent principalement de la région, jusqu’à trois heures de route de Berck. Les Belges commencent aussi à s’intéresser à des biens plus éloignés, jusqu’au Crotoy, alors qu’ils étaient jusqu’à présent très concentrés sur des villes pittoresques comme Wimereux. »

Ce phénomène crée quelques embouteillages sur la partie Nord de la Côte d’Opale (Wissant, Wimereux) où les biens anciens sont rares et se vendent en 24 heures et où il est extrêmement difficile d’obtenir un permis de construire. Les acquéreurs se rabattent donc sur le Sud : Berck-sur-Mer, Stella-Plage… Malgré tout, « les prix restent maîtrisés sur l’ensemble du littoral », affirme Rudy Yvanes. Confirmant ces envies d’espace, les acheteurs délaissent désormais les petits logements (T2 et moins). « Les petites surfaces sont en voie de disparition, indique le responsable commercial de Sigla Neuf. Nous en proposons encore dans nos programmes de construction mais dans une moindre mesure. Ils sont surtout achetés par des investisseurs. » Le littoral voit aussi arriver en nombre des retraités qui ont revendu leur pavillon pour s’offrir un bien en bord de mer. « Ils ont toujours vécu dans des maisons spacieuses et veulent des biens de type 3 au moins.»

à Bray-Dunes, une maison de 58 m² pour 150 000 euros

C’est le cas de René et Joséphine, qui prendront leur retraite en fin d’année et ont commencé à chercher un bien sur la Côte d’Opale. Mais ont vite déchanté. « On rêvait d’une jolie maison avec jardin pour accueillir nos petits-enfants pendant les vacances, témoigne la sexagénaire. Mais cela restera un rêve parce qu’on ne trouve pas de maison à notre goût et dans notre budget. On a donc changé notre fusil d’épaule pour s’intéresser davantage aux maisons de campagne. On a peut-être trouvé notre bonheur dans l’Avesnois : une charmante maison avec un immense parc. C’est un projet de retraite très différent mais après des années de stress en ville, on appréciera d’être au calme. Et puis c’est bien aussi pour nos petits-enfants. » A l’instar de René et Joséphine, nombreux sont ceux qui choisissent de se mettre au vert. L’Avesnois, le Ternois et le Montreuillos côté terre sont de plus en plus prisés. Et les prix, plus abordables que sur la côte.

Les experts immobiliers de Meilleurs Agents ont établi pour La Voix du Nord et 360m2 une étude sur les résidences secondaires du Nord et du Pas-de-Calais (voir nos infographies ci-dessous). Selon eux, avec un budget de 150 000 euros (frais d’agence et de notaire inclus), on peut s’offrir une maison de 92 m2 à Eppe-Sauvage dans l’Avesnois, Salperwick dans l’Audomarois ou Fontaine-l’Etalon dans le Ternois. En comparaison, il faut se « contenter » d’un appartement de 33 m2 à Hardelot ou à Wissant et d’une maison de 58 m2 à Bray-Dunes . Ville la plus chère du Nord et du Pas-de-Calais, le Touquet-Paris-Plage est hors catégorie. « Dans certains secteurs, on dépasse les tarifs parisiens, avec plus de 10 000 €/m2 », indique Rudy Yvanes chez Sigla. Là, un budget de 150 000 euros ne permet d’acquérir qu’un appartement de 23 m2.

Le saviez-vous ?

La France compte déjà plus de 3,5 millions de résidences secondaires, ce qui la place en tête du classement européen. Selon l’Insee, il y aurait près de 115 000 logements de ce type dans les Hauts-de-France. Cela représente 4 % du parc immobilier régional (2 865 279 logements).

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