Les prix dans l’immobilier quartier par quartier à Reims

Par

Aurélie Beaussart
Dans la cité, le nombre de transactions augmente et les prix repartent à la hausse. On vous détaille les prix quartier par quartier à Reims.
Le marché est au beau fixe, le rythme des ventes soutenu, boosté par des taux de crédits immobiliers toujours bas. « Nous avons bénéficié d’une année dynamique : le volume de vente a augmenté pour la 3e année consécutive (+6 % en 1 an dans la Marne), à Reims en particulier où le dynamisme s’est aussi ressenti sur les prix », analyse Me François Gauthier, notaire à Reims, délégué à la communication. « Une inflation néanmoins raisonnable qui témoigne d’un marché fluide, sain. »
Les raisons de la hausse des prix, en zone urbaine, et tout particulièrement dans la cité des sacres ? « La demande plus importante que l’offre », assure d’emblée Me Gauthier. Les investisseurs en immobilier locatif sont aussi attirés par Reims qui voit son nombre d’étudiants augmenter d’année en année : actuellement, dans la cité, 1 habitant sur 6 est étudiant. Une hausse qui pourrait même d’ailleurs booster le marché, même si l’immobilier n’est pas une science exacte. Me François Gauthier d’expliquer : « Ceux qui sont déjà propriétaires et qui ont un projet immobilier – acheter un bien qui correspondrait davantage à leurs besoins du moment – peuvent ainsi plus facilement se lancer en se disant qu’ils n’auront pas trop de difficulté à revendre leur premier bien. »
Que révèlent les chiffres dévoilés par les notaires ? « Nous n’avons pas assisté à un décrochage magistral d’un quartier ou au contraire à une envolée importante des prix dans un autre quartier », commente Me François Gauthier. « Ces chiffres sont toujours très attendus : ils permettent aux professionnels de s’assurer que le prix des biens mis en vente est en adéquation avec la réalité du marché. Et, pour les particuliers, c’est aussi une manière de se repérer, de se rendre compte de la valeur des quartiers. »
À Reims, tous quartiers confondus, le gros des transactions l’an passé représente les appartements dans l’ancien avec une hausse de prix de l’ordre de 1,7 % sur 1 an (1 256 ventes) soit 2 030 € le m2. Dans l’ancien toujours, le prix des maisons poursuit sa tendance haussière (+5,5 % en 1 an), avec un prix médian de 211 000€ pour 140 m2 de surface habitable et 240 m2 de terrain. Enfin, côté constructions nouvelles, à Reims, en moyenne, il faut compter sur 3 520 € du m2 (+4,4 %). Et, si vous vous demandez quels sont les secteurs les plus prisés, sachez que le centre-ville reste, sans surprise, très porteur : le quartier le plus huppé, le plus recherché pour son patrimoine architectural de qualité et sa proximité de la gare. En 2018, le prix médian d’une maison ancienne, dans ce secteur, a connu une hausse de +12,7 %, soit 445 000 € (140 m2 de surface habitable en moyenne). Un grand écart avec les maisons anciennes de la Neuvillette : 174 000 € (94 m2).
À Sainte-Anne, les maisons ont la cote : leur prix a connu une hausse notable (+15,6 % en 1an), avec un prix de 200 000€ pour 92 m2. À Saint-Remi et à Courlancy, le prix de vente des appartements dans l’ancien baisse, avec respectivement -2,8 % (soit 1 800€ le m 2 ) et -3,1 % (soit 2 020 € le m2). Il y a, a priori, toujours de très belles opportunités à dénicher sur Reims. Les prix pratiqués dans la cité des Sacres, par rapport aux villes de même importance, sont en moyenne légèrement moins élevés. « À titre d’exemple, pour les appartements anciens, le prix médian est de 2 060 € du m2 au niveau national hors Île de France, à Reims nous sommes à 2 040€ », indique Me Gauthier, qui rappelle au passage que, sur Reims, le délai entre la mise sur le marché d’un bien et sa vente est « court ».

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