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Le boom des habitats alternatifs

Par

Tiphanie
Tout plaquer pour partir vivre dans une yourte ou une roulotte ? Cette idée a priori saugrenue séduit de plus en plus les Français, enfin pas moi, mais puisque ces habitats alternatifs connaissent un essor fulgurant, je ne pouvais pas passer à côté du sujet !

Un petit dôme en forme d'igloo biscornu, fait de chanvre, de chaux et de sable, et baptisé « kerterre », voilà à quoi ressemble la maison d'Évelyne Adam. Cette amoureuse de la nature ne vit pas tel un ermite dans la forêt mais a décidé il y a presque une vingtaine d'années de fabriquer un habitat peu coûteux et respectueux de la planète. Comme elle, de plus en plus de Français décident de troquer leur appartement urbain au profit d'un logement plus rudimentaire mais en adéquation avec un style de vie plus simple. Zoom sur ces habitats alternatifs étonnants et insolites…

RETOUR AUX SOURCES. Yourte, tipi, roulotte ou tiny house, on ne compte plus les mini logements aux allures de maison de Hobbit. Si ces nouvelles formes d'habitat séduisent depuis belle lurette les vacanciers en quête de sérénité, nombreux sont ceux à vouloir désormais y habiter toute l'année. De plus en plus de personnes font en effet le choix de vivre autrement : militantisme écologique, envie de communion avec la nature, motivations économiques, les raisons de sauter le pas sont finalement très éclectiques. Atypiques, insolites et objets de curiosité, ces habitations alternatives sont prisées pour leur simplicité et leur adéquation avec l'environnement. Loin d'être de simples gadgets, elles permettent de vivre confortablement au quotidien. Pour Évelyne Adam, qui loge toute l'année dans sa kerterre, ce mode de vie « n'est pas un retour en arrière mais une marche en avant ». Bref, un moyen de revenir à l'essentiel sans pour autant se désocialiser.

HOME STRANGE HOME. Ainsi, les habitats alternatifs regroupent tout un tas de logements tous plus originaux les uns que les autres : yourtes, cabanes, tipis, péniches, tiny houses, tentes inuits, constructions troglodytiques, wigwams indiens ou encore wall tents canadiennes. Bien plus solides qu'il n'y paraît, ces habitats sont impérissables. Ils résistent très bien aux intempéries et sont souvent équipés de vitrages nouvelle génération, panneaux solaires et autres éoliennes etc.. Certains sont même imaginés et dessinés par des architectes ou des designers ! Pour la kerterre par exemple, Évelyne Adam précise « qu'avec le temps, le mélange de chanvre et de chaux utilisé pour la fabrication se solidifi e pour devenir aussi robuste et isolant que de la pierre. C'est un enduit imperméable et durable ». Des logements qui sont donc loin d'être marginaux et qui combinent sobriété et confort. Au point qu'ils ont déjà séduit un million de personnes en France. Côté prix, il faut compter par exemple entre 10 000 et 40 000 € pour une yourte, et entre 20 000 et 40 000 € pour une roulotte. Si vous êtes séduit par la kerterre, Évelyne Adam propose des stages de quelques jours pour apprendre à construire une telle maison. Selon les options, cet habitat vous reviendra entre 6 000 et 18 000 €.

LA RÉGLEMENTATION EN VIGUEUR. Beaucoup trop anecdotique, l'habitat alternatif a longtemps été ignoré par la législation. Jusqu'à la loi Alur de 2014, ce mode de vie était tout simplement non reconnu juridiquement, ce qui a entraîné de nombreux conflits entre ses partisans et les collectivités locales. Néanmoins, face à l'essor de ces nouveaux logements, le législateur n'a pas eu d'autre choix que de les encadrer. Désormais, la loi donne donc un statut officiel à ces maisons hors normes en autorisant les documents d'urbanisme à définir les terrains où ces résidences mobiles ou démontables peuvent être installées. Ici, pas besoin de permis de construire mais les terrains visés doivent être soumis à un régime de déclaration préalable ou de permis d'aménager. C'est d'ailleurs là que le bât blesse ! Les associations de défense de ces habitats alternatifs regrettent en effet que ces habitations soient soumises au bon vouloir de la mairie et à la modification du Plan locale d'urbanisme (PLU). Une procédure qui représente un coût important pour la commune…

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