Fifty Fifty : le goût du vintage

Par

L.D
Fabien Caumont passe plus de temps sur les routes à dénicher des trésors que dans sa boutique amiénoise. Un passionné qui cherche et trouve des objets et meubles vintage étonnants…
Il est accro à la chine. Ça ne s’explique pas. Et ça fait trente ans que ça dure… Il arpente les trottoirs à 5 heures du mat, qu’il pleuve ou qu’il vente. En haute saison, il peut faire 4 ou 5 réderies dans la journée pour dénicher la perle rare ou parfois rien du tout. « Ça fait partie du jeu, on ne sait jamais ce qui nous attend. C’est aussi ce qui fait qu’on ne se lasse pas du métier », confie Fabien Caumont. Il cherche aussi des objets sur Internet puis fait des kilomètres pour aller les chercher jusqu’en Angleterre ou en Belgique : « Je suis prêt à traverser la France pour un bel objet ! »
Et pourtant, il a commencé ce métier presque par la force des choses. Responsable d’un restaurant puis d’un bar de nuit, il chinait le dimanche et postait ses trouvailles sur Instagram. Très vite, il reçoit des demandes d’achat et de fil en aiguille, finit par ouvrir un compte professionnel sur Internet puis un pas de porte en 2015. « Là aussi, c’est un peu par hasard, je suis passé devant cette magnifique boutique rue Gaulthier de Rumilly en déménageant une amie et j’ai eu un coup de cœur », raconte-t-il.
UNE BOUTIQUE À CURIOSITÉS. Il faut dire que dans la brocante, le hasard fait partie du métier. Parfois des gens veulent lui vendre un objet et finalement Fabien repart avec tout autre chose… Au final, son magasin ressemble à un cabinet de curiosités. Si son affection va aux années 50-60, en ce moment des enfilades scandinaves côtoient des miroirs œil de sorcière, des céramiques voisinent avec des maquettes d’avions, des plaques émaillées se disputent une étagère avec une sculpture d’écorché, le tout dans une mise en scène soignée car Fabien n’aime pas les boutiques bric à brac où l’on doit farfouiller.
Sa connaissance des créateurs, des designers et des manufactures lui permet de dénicher quelques belles pièces signées, ce qui ne l’empêche pas de succomber aussi à ses coups de cœur : des sérigraphies d’un artiste local datant des années 70, des mappemondes, une jambe de bois… « Un ami vendeur m’avait dit si ça te parle à toi, ça parlera à quelqu’un. C’est toujours étonnant, parfois on pense avoir des objets qui vont plaire et ils restent quatre ans en boutique et parfois on se dit que ça ne partira jamais et quelqu’un a un coup de cœur. J’ai même déjà vendu des meubles en déchargeant sur le trottoir sans avoir le temps de les mettre en boutique. »
Grâce à Internet ses trésors font aussi le tour du monde, il vient d’envoyer des objets au Japon et à Séoul… Mais il est aussi attaché à la proximité et rêverait qu’il soit possible d’organiser une fois par mois un grand déballage avec plusieurs brocanteurs : « car les gens sont friands de vintage et d’antiquités sur Amiens ». Sa passion n’est donc pas près de s’éteindre… RDV sur le Facebook de la boutique ou au 151 rue Gaulthier de Rumilly, à Amiens, pour découvrir toutes ces merveilles !

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