L'immobilier à Amiens repart !

Par

Tiphanie
Le marché immobilier amiénois a retrouvé son dynamisme, mais il se scinde en deux. D'un côté, les biens dans les quartiers chics se vendent vite et à des tarifs élevés. De l'autre, ceux qui sont vieillots ou surévalués traînent à la vente.

Le début de l'année 2018 a confirmé la reprise du marché immobilier amiénois. L'année dernière, la majorité des acheteurs étaient des primo-accédants, depuis le printemps toutes les typologies d'acheteurs prospectent. Conséquence : le rythme des transactions s'est accéléré à Amiens et au sud de la ville. Désormais, une maison peut se vendre en moins d'une semaine si elle est bien située et refaite à neuf. A savoir que les agents immobiliers ont constaté des prix en hausse de l'odre de 2 à 5% sur les huits derniers mois. Malgré ces augmentations, les prix restent moins élevés au nord de la Somme que sur la rive sud. En moyenne dans la ville, les amiénoises avec des courettes valent entre 140 000 et 170 000€, selon leur surface et leur état. Vous pouvez encore en trouver à rénover intégralement ou à diviser en appartements, autour de 120 000€. Les acquéreurs les recherchent dans les quartiers Sainte-Anne, Saint-Acheul, Saint-Roch et Saint-Pierre. La même amiénoise avec un jardin et située dans les quartiers proches du centre, se négocie plus cher, en moyenne entre 170 000 et 220 000€. Si elle dépasse les 90m2 et a été rénovée avec goût, elle se vend plutôt aux alentours de 250 000€. Avec un garage en plus, vous la payerez même 300 000€ !

Pour les budgets supérieurs à 280 000€, les secondo-accédants sont revenus animer le marché depuis fin 2017. Ils privilégient les maisons 1930, les pavillons récents de 100 à 120m2 dans les quartiers sud d'Amiens ou ceux datant de l'après-guerre, plus grands mais souvent à rénover. Pour ces logements là, le nombre de transactions n'a pas explosé car l'offre reste importante et les acheteurs prennent le temps de comparer les prix. Beaucoup de propriétaires exigent également des tarifs de vente encore trop élevés. Les négociations sont donc souvent difficiles et longues.

Au-delà de 400 000€, vous trouverez de belles maisons bourgeoises à vendre dans les quartiers huppés, notamment Henriville. Pour les appartements, la conjoncture est toujours difficiles car les acheteurs sont moins nombreux et l'offre est toujours très forte, voire surchargée pour les résidences datant des années 1960 avec de fortes charges. Leurs prix ont d'ailleurs tendance à s'affaiblir et désormais il faut compter entre 900 et 1 200€/m2 pour ce type de logement. Les appartements avec charme et cachet se vendent plutôt entre 1 200 et 1 600€/m2, sauf dans l'hypercentre où ils se négocient de 1 800 à 2 500€/m2, voire plus ! (source : L'Obs sept 2018)

 

Autres articles