Un marché de l’appartement assez disparate à Amiens

Par

Tiphanie
Les prix sont au plus bas sur le marché de l’ancien mais fait apparaître des écarts entre les quartiers. Notamment pour ce qui concerne les appartements. Pour la troisième année consécutive, le marché des appartements anciens dans la Somme est en baisse significative. Cette fois, la baisse est de l’ordre d’1,8 %. En février 2018, le prix au mètre carré médian était de 1940 euros, soit la plus faible valeur mesurée de ces 10 dernières années !
Les prix flambent à Sainte-Anne et Saint-Acheul. Néanmoins, cette baisse est à nuancer à Amiens (1950 euros le mètre carré soit une une baisse de 3,1 % sur un an) car elle n’est pas la même dans chaque quartier. Quatre quartiers connaissent d’ailleurs une hausse des prix : il s’agit d’Amiens-Sud (1630 euros le mètre carré soit une hausse de 4,1 %), Henriville (2120 euros le mètre carré soit une hausse de 2,5 %), Faubourg-de-Hem/Saint-Roch (1470 euros le mètre carré soit une hausse de 0,6 %) et surtout Sainte-Anne/Saint-Acheul (2170 euros le mètre carrés soit une hausse de 8,1 %). Un secteur dynamique, de plus en plus recherché par les acheteurs, ce que explique cette hausse spectaculaire. La baisse la plus remarquable est, elle, visible dans le quartier Saint-Pierre/Saint-Maurice avec 2000 euros le mètre carré (soit une baisse de 4,8 %). Le secteur est en pleine mutation avec l’arrivée du campus de la Citadelle. Dans la Somme, on sait approximativement ce qui s’est le plus vendu en 2018. La part des studios est ainsi de 20% (contre 18% en 2017). Celle des deux pièces de 30 % (contre 37 % en 2017). (photo : quartier Saint-Roch)
Pour la première fois depuis 2011, le prix de vente médian des maisons anciennes est en hausse dans la Somme. Ce prix atteint la valeur de 126 000 euros (soit une augmentation de 5 % dans l’année) et rattrape ainsi quasiment sa valeur de l’année 2011. Une tendance qui se traduit également à Amiens où le prix de vente médian d’une maison ancienne est de 152 000 euros (ce qui correspond à une augmentation de 3,4 % dans l’année), soit un peu plus qu’au Crotoy ou Quend sur la côte picarde (150 000 euros). Pour ce qui est des terrains à bâtir, la périphérie amiénoise est, sans surprise, le secteur le plus onéreux avec un prix de vente médian de 67 000 euros (soit une baisse de 0,6 % sur l’année). C’est également le secteur où l’on enregistre la plus faible superficie médiane des terrains vendus (500 mètres carrés). À l’inverse, le secteur le plus abordable se trouve dans le triangle Albert-Rosières-en-Santerre-Montdidier (32 200 euros en moyenne).