A Lille, un ancien hôtel particulier rénové avec goût !

Par

Karin Scherhag
Cette semaine, Véronique et Didier nous ouvrent les portes de leur maison, située dans le centre-ville de Lille. Un superbe logement en triplex, aménagé dans un hôtel particulier du XVIIIème siècle. (photos : Thierry Thorel)

C’est au cœur de Lille que Véronique et Didier ont trouvé la maison de leurs rêves. Niché au fond d’une jolie cour pavée, ce triplex aménagé dans un ancien hôtel particulier de 1743 - la date est toujours gravée en façade - a été entièrement rénové avec goût par un marchand d’art lillois, Stéphane Dekerle. Il a su préserver les éléments anciens du bâtiment (et notamment les superbes poutres du plafond ou les colonnades de la cave voutée) tout en y apportant des touches de modernité. Le bien se compose de deux plateaux d’environ 90 m² chacun, reliés par deux escaliers. Le rez-de-chaussée offre une pièce de vie chaleureuse, décorée avec soin. « Nous aimons le mélange des styles, précise la maîtresse de maison. On trouve donc ici des objets contemporains, mais également des meubles chinés ou des souvenirs de voyage. Ce lieu a une âme et nous ne voulions pas qu’il ressemble à un magasin de déco. » Mission réussie : l’on se sent immédiatement à l’aise dans cette maison. Et l’accueil de Véronique n’y est sans doute pas étranger.

A l’étage, trois belles chambres disposant chacune de sa propre salle de bains. Le couple vit ici avec les deux plus jeunes enfants de Véronique. « Cette maison est belle et pratique à vivre et à entretenir. Elle se prête parfaitement à une vie de famille : à l’étage, chacun a son espace, son intimité. Et au rez-de-chaussée, nous partageons de nombreux moments tous ensemble, souligne la mère de famille. Nous avions d’abord emménagé dans le loft de Didier, à Lomme. Mais la configuration se prêtait mal à une vie de famille. Nous cherchions également à nous rapprocher du centre-ville de Lille pour faciliter les déplacements hebdomadaires de Didier à Paris et Strasbourg. D’ici, nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la gare. Nous profitons de la vie en ville mais sans en avoir les inconvénients : la maison étant en retrait de rue, nous n’avons aucune nuisance, même pendant la braderie de Lille ou des événements comme la Coupe du monde.  »

Hôtel particulier, boîte de nuit, office notarial... le bâtiment a connu plusieurs vies
 
En souplex, une immense cave aux murs de briques accueille aujourd’hui un espace de réception, une cave à vins, des équipements de sport et un coin musique où Didier peut répéter en toute tranquillité avec ses copains rockeurs. Cerise sur le gâteau, la salle à manger offre une vue imprenable sur la batterie grâce à une ancienne trappe aujourd’hui vitrée. Jusqu’au XIXème siècle, cette partie de la ville alors en eau était desservie par des bateaux. « Les porches qu’on aperçoit de l’autre côté de la rue étaient des hangars à péniches », commente Véronique. Les marchands entraient donc leurs bateaux dans les caves des hôtels particuliers et y faisaient monter les vivres par des trappes s’ouvrant sur la pièce principale. Depuis, le bâtiment a connu plusieurs vies : boîte de nuit dans les années 80, étude notariale les vingt années suivantes… « Nous sommes les premiers à y vivre depuis la réhabilitation », se réjouit Véronique.
En rachetant cette maison il y a un an et demi, la famille n’avait qu’à y poser ses meubles. « On a juste fait installer une cheminée à gaz, aménagé la cave et créé une terrasse en bois dans la cour arrière. » C’est le dernier point fort de ce bien, et non des moindres : une cour privative de 50 m² à l’abri des regards. Sur le grand mur de briques rouges délimitant la terrasse, Stéphane Dekerle a fait poser de grands panneaux avec miroirs intégrés. Une idée originale qui permet de faire entrer encore davantage de lumière les jours de soleil et de casser la perspective de ce grand mur.
 

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