Les Béthunoises, seconde vie réussie pour une ancienne caserne de pompier

Par

Auriane Stanesco
Depuis quatre ans, rue Herriot à Béthune, l’ancienne caserne de pompiers, à l’abandon pendant plus de trente ans, s’est muée en une magnifique demeure : Les Béthunoises. En plus d’y avoir aménagé sa maison, Sophie Krzyzak, la propriétaire, y a créé des chambres d’hôtes et des gîtes à la déco inspirée par notre région. (Photo Ludovic Maillard)

« Ce lieu m’a donné envie de me lancer dans des chambres d’hôtes et des gîtes. Il m’a aidé à trouver ma voie », explique Sophie Krzyzak, propriétaire des Béthunoises, une ancienne caserne de pompiers du début des années 30 qu’elle a réaménagée à son idée. Avant cette aventure, la jeune femme travaillait dans l’optique. Puis elle a eu envie d’une activité à son compte à Béthune où elle a ses racines.

A la base, vu l’état de la caserne de la rue Édouard-Herriot, son projet ne coulait pas de source. Aujourd’hui, c’est une demeure de 450 m2 à l’équipement technologique de pointe et à la décoration très recherchée. Mais il y a six ans, quand Sophie Krzyzak l’a visitée sur les conseils de son père, le tableau n’était pas le même. Pas de fenêtres, pas de portes, pas d’escaliers, juste des murs, une toiture rénovée et un arbre au milieu de tout ça. « Les pompiers ont quitté la caserne il y a trente-cinq ans. Après, l’endroit a été complètement laissé à l’abandon », se souvient la jeune femme. Elle a tout de suite eu un « coup de cœur » et a su s’y projeter. Ce dont elle était sûre, c’est qu’elle voulait mettre en valeur notre territoire d’une façon ou d’une autre à travers sa maison.

Il lui a fallu un an de rénovation pour transformer la caserne en un lieu de repos et de bien-être incontournable disposant de cinq chambres d’hôtes et de deux gîtes. Ce qui fait son charme: la façade avec ses pas de moineaux; à l’intérieur, les objets chinés provenant de casernes de pompiers, ceux fabriqués par Sophie; la thématisation régionale des chambres; leur jacuzzi ou leur douche à jets hydromassants, le coin sauna et le jacuzzi en extérieur. «C’était un type d’offres qui n’existait pas à Béthune», affirme Sophie.

Pour en arriver là, après une étude de marché, elle s’est tournée vers l’office de tourisme de Béthune-Bruay qui l’a «orientée vers la mission Louvre-Lens qui recherchait des porteurs de projets soucieux de mettre en valeur le territoire et dont le projet était tourné vers l’accueil du public». Sophie a ainsi obtenu un chèque design lui permettant, en partie, de louer les services d’un architecte d’intérieur parmi une liste donnée. Son choix s’est porté sur la Béthunoise Katya Lemaitre.

Ensemble, elles ont fait naître les chambres Les Lumières du Beffroi en référence à celui de Béthune, L’Art déco avec sa tapisserie qui rappelle l’univers de Gatsby le Magnifique, La Flamande avec ses mélanges de matériaux nobles, La Factory et ses objets détournés et la suite Beffroi très romantique. Et aussi le gîte Buridan qui rappelle les festivités béthunoises et l’Entracte sur les gourmandises du Nord. «Dans ce dernier, on a une fresque réalisée par l’artiste Lucas Souperbiet», conclut Sophie.

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